Creer un type 3

Créer un type 3 : comment passer d’un type 1 à un type 3

Créer un type 3 à partir d’un type 1 prend plusieurs générations et un test de chémotype aux étapes clés. Le principe tient en une ligne : introduire l’allèle Bd dans une lignée qui porte surtout l’allèle Bt, puis le fixer à l’état homozygote. Cet article détaille les croisements, les ratios attendus et les stratégies que j’applique sur mes lignées.

Mâle UK Cheese x (OG Kush Larry cut x Afghan CBD)
Mâle UK Cheese x (OG Kush Larry cut x Afghan CBD)
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Le locus B, rappel court

Le ratio THC/CBD dépend d’un seul locus, le locus B, porté par deux allèles : Bt (associé à la THCa synthase) et Bd (associé à la CBDa synthase). Trois combinaisons sont possibles. BtBt donne un type 1, THC dominant. BtBd donne un type 2, profil équilibré. BdBd donne un type 3, CBD dominant. Le mécanisme complet, biosynthèse comprise, est dans l’article sur la génétique du cannabis.

Ici, la question est différente : comment on part d’un type 1 pour arriver à un type 3, génération après génération. Si tu cherches le chemin qui s’arrête au type 2, il est dans l’article sur la création d’un type 2.

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Deux portes d’entrée vers le type 2

Il existe deux façons d’introduire l’allèle Bd dans une lignée type 1. Le choix entre les deux change ce qu’il faut tester, et à quel moment.

La voie garantie part d’un croisement type 1 × type 3. Un parent type 3 est homozygote BdBd. Croisé avec un type 1 homozygote BtBt, chaque descendant reçoit un allèle Bt du parent type 1 et un allèle Bd du parent type 3. Le résultat est 100 % type 2, sans exception hors accident génétique (allèle nul, hétérozygotie résiduelle d’un parent censé être homozygote). Aucun test de descendance n’est nécessaire pour confirmer le chémotype à ce stade, le locus garantit le résultat.

La deuxième voie part d’un croisement type 1 × type 2. Un parent type 2 est hétérozygote BtBd, il ne porte qu’un seul allèle Bd. Croisé avec un type 1, chaque descendant reçoit systématiquement un Bt du parent type 1, et soit un Bt soit un Bd du parent type 2, à parts égales. La descendance ségrège 1 BtBt : 1 BtBd, moitié type 1, moitié type 2. Rien ne distingue les deux à l’œil, le tri passe obligatoirement par un test de chémotype cannabinoïde.

Les deux croisements se lisent d’un coup d’œil dans un tableau de Punnett : chaque parent donne un de ses deux allèles, chaque case est un génotype possible, et les cases sont équiprobables.

Type 1 × type 3
BdBd
BtBtBdtype 2BtBdtype 2
BtBtBdtype 2BtBdtype 2
Type 1 × type 2
BtBd
BtBtBttype 1BtBdtype 2
BtBtBttype 1BtBdtype 2

La voie type 1 × type 3 économise ce test, mais suppose d’avoir un type 3 sous la main. La voie type 1 × type 2 fonctionne tout aussi bien comme point de départ. L’important est d’introduire l’allèle Bd dans la lignée, peu importe si le parent donneur est homozygote ou hétérozygote pour cet allèle. Ce qui compte au final est d’activer la CBDa synthase dans la descendance et de la fixer génération après génération. C’est une voie largement pratiquée sur les lignées présentées plus bas.

Elle prend un intérêt supplémentaire dans un programme de backcross. Croiser directement un type 2 sur le parent type 1 récurrent économise une génération entière par rapport au chemin classique (type 1 × type 3 puis BX sur type 1), pour se rapprocher plus vite du phénotype du parent recherché tout en avançant vers le type 3.

Les deux chemins aboutissent au même point : une population de type 2 prête pour le croisement type 2 × type 2, qui ouvre la voie vers un type 3 pur.

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La ségrégation 1:2:1

Un croisement type 2 × type 2 met en présence deux hétérozygotes BtBd. Chaque parent transmet au hasard soit son allèle Bt, soit son allèle Bd. Sur l’ensemble de la descendance, la répartition suit une loi simple : un quart BtBt, deux quarts BtBd, un quart BdBd.

Type 2 × type 2
BtBd
BtBtBttype 1BtBdtype 2
BdBdBttype 2BdBdtype 3

Ce ratio n’apparaît qu’à cette génération précise, celle où deux hétérozygotes se croisent. C’est la seule configuration qui produit du type 3 pur en une étape, mais elle en produit aussi trois fois plus qui n’en sont pas. Trois individus sur quatre porteront encore l’allèle Bt, invisibles à l’œil puisque le phénotype type 2 ne se distingue pas du type 3 ou même du type 1.

Le tri repose entièrement sur le test de chémotype cannabinoïde, pas sur l’observation. Aucun critère morphologique ne remplace l’analyse en laboratoire à ce stade.

La taille de la population testée compte aussi. Sur une petite descendance, le hasard peut s’écarter franchement du ratio théorique, quelques individus ne suffisent pas à garantir un type 3 dans le lot. Plus la population testée est large, plus la proportion réelle se rapproche du quart attendu, et plus les chances de trouver plusieurs candidats type 3 à comparer entre eux augmentent. Ça compte pour la suite : terpènes, vigueur, structure ne se sélectionnent qu’une fois le chémotype confirmé. Le choix des parents reste primordial à cette étape, j’en parle dans l’article sur l’importance des mâles en breeding.

Une fois les type 3 identifiés, deux voies s’ouvrent. Les croiser entre eux pour fixer la lignée en type 3 homozygote sur plusieurs générations supplémentaires. Ou repartir sur un axe de backcross si l’objectif est de se rapprocher d’un parent type 1 ou type 2 particulier, ou bien rajouter un outcross type 1/type 2/type 3 selon l’attente du produit final.

Il existe une troisième voie, qui reste dans la consanguinité. Au moment de la ségrégation 1:2:1, rien n’oblige à ne retenir que les type 3. Si un type 2 sort du lot (vigueur, structure, profil terpénique), on peut le croiser avec un type 3 de la même génération. La descendance est alors 50 % type 2 et 50 % type 3, et les type 3 se resélectionnent dans cette moitié, avec un test de chémotype pour trier.

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Stratégies de fixation du type 3

Backcross vers le parent type 1 récurrent

L’objectif est de reconquérir vite le phénotype du clone d’origine tout en gardant l’allèle Bd en circulation. Le principe général du backcross, avec ses limites, est aussi détaillé dans la première partie du breeding selon JGL (Soft Secrets 2016).

Trois lignées illustrent cette logique, sous des noms de travail qui ne sont pas encore définitifs. « Santa Maria CBD » part d’un croisement entre Santa Maria Plank cut (type 1) et Nepalma type 2, donnant une population type 1/type 2. Le BX1 recroise Plank cut sur cette population (Plank cut × (Plank cut × Nepalma type 2)), donnant à nouveau du type 1/type 2, mais plus proche du Plank cut.

« East Coast Sour Diesel CBD » part d’ECSD (type 1) croisé avec Afghan CBD type 2, ce qui donne 50 % type 1 et 50 % type 2 en première génération (le type 1 n’apporte aucun allèle Bd, aucun type 3 ne peut sortir de ce croisement). Le BX1 recroise ECSD sur cette population (ECSD × (ECSD × Afghan CBD type 2)), donnant du type 1/type 2.

« OG Kush CBD » part d’OG Kush Larry cut (type 1) croisé avec un Afghan CBD type 3 (sélectionné après ségrégation dans la génération type 2 vendue en graines), donnant du type 2. Le BX1 recroise OG Kush sur cette population, donnant à nouveau du type 1/type 2.

Dans les trois cas, chaque génération de backcross ramène vers le parent type 1 d’origine, jusqu’à fixation du type 3 dans un fond génétique proche de ce parent. Un backcross peut être répété plusieurs fois pour se rapprocher encore davantage, avec des conséquences génétiques détaillées plus bas.

Backcross vers un parent type 2

L’objectif change de nature ici : il ne s’agit plus de revenir vers un phénotype type 1, mais de fixer un individu type 2 précis, ses terpènes, sa vigueur, sa structure, en avançant vers le type 3.

C’est la logique du backcross en cours sur la Nepalma, où le retour se fait sur une femelle type 2 spécifique plutôt que sur le parent type 1 d’origine.

Diluer le donneur

Chaque outcross vers le type 1 dilue mathématiquement la contribution génétique du parent type 3 donneur. L’allèle Bd reste en circulation jusqu’à fixation homozygote, mais le reste du génome du donneur s’efface progressivement.

UK Cheese × (OG Kush Larry × Afghan CBD) illustre un usage différent de ce mécanisme. La lignée part d’UK Cheese (type 1) croisé avec OG Kush Larry × Afghan CBD (type 2), donnant du type 1/type 2. En introduisant un type 1 différent sur une lignée déjà porteuse de l’empreinte Afghan CBD type 3, le croisement sert aussi à s’éloigner de cette empreinte ainsi qu’à créer une nouvelle combinaison.

Plus on multiplie les croisements vers un type 1, plus on s’éloigne du reste du génome type 3 d’origine.

Consanguinité régulière

Une autre logique consiste à ne pas chercher de retour vers un parent particulier, mais à croiser entre eux les individus type 2 ou type 3 obtenus à chaque génération, en sélectionnant sur le chémotype et sur les traits agronomiques à chaque génération. C’est la voie suivie actuellement sur la lignée Nepalma type 3, en parallèle du backcross sur la femelle type 2. « East Coast Sour Diesel CBD » et « OG Kush CBD » existent aussi chacune en version consanguine type 1/type 2/type 3, en plus de leur branche en backcross.

Les deux logiques, backcross et consanguinité, ne s’excluent pas. Elles peuvent tourner en parallèle sur une même lignée, avec des objectifs différents à l’arrivée.

Les risques du backcross successif

Chaque backcross resserre la base génétique autour d’un seul parent récurrent, pas seulement sur le locus B mais sur l’ensemble du génome. Au-delà de BX2 ou BX3, la montée en homozygotie expose des allèles récessifs délétères qui restaient masqués en hétérozygotie. La dépression de consanguinité qui en résulte se traduit en pratique par une baisse de vigueur générale, un taux de germination et de fécondation en recul, ou une sensibilité accrue aux pathogènes et aux ravageurs.

Un fond génétique trop resserré réduit aussi la marge de manœuvre pour la suite. Moins de variation disponible dans la lignée veut dire moins de matériel pour re-sélectionner un trait qui se dégraderait en route, terpènes, structure ou résistance.

Le nombre de backcross à enchaîner reste donc un compromis, pas un objectif en soi. Se rapprocher du parent type 1 récurrent a un coût, et ce dernier grandit à chaque génération supplémentaire. En pratique, ça justifie de tester la vigueur et la fertilité à chaque génération de BX, pas seulement le chémotype, et de savoir s’arrêter avant que la lignée perde plus qu’elle ne gagne.

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Le cas Nepalma : de T1 à T3 en un arbre

La Nepalma CBD est la lignée qui permet de suivre cette mécanique sur la durée, avec des étapes vérifiables. Son histoire complète, photos et analyses comprises, est racontée dans Nepalma : quinze ans, trois chémotypes. L’arbre ci-dessous résume le chemin génétique.

Arbre généalogique de la Nepalma CBD, du croisement Panama Red × Nepal Indica aux lignées T3 et T2/T3 2011 2013 2014-2015 2015 dès 2025 croisement fondateur Panama Red (f) × Nepal Indica (m) 3 générations consanguines vente chez USC Z7 (f) × mâle Nepalma T1 3e génération Nepalma CBD distribuée gratuitement consanguinité ségrégation au locus B sélection des individus générations consanguines lignée fixée en cours en 2026 lignée maintenue en cours en 2026 BX avec la femelle T2 T1 T1 activation de la CBDa synthase T2 T1 / T2 / T3 T3 T3 T3 T2 / T3
Arbre généalogique de la Nepalma CBD. T1 : type 1, THC dominant. T2 : type 2, équilibré. T3 : type 3, CBD dominant.

Le point de départ est un croisement entre une femelle Panama Red et un mâle Nepal Indica, suivi de trois générations de sélection consanguine pour stabiliser le type 1, mis en vente chez Underground Seeds Collective.

Panama Red 90, clone femelle utilisé sur le croisement Nepalma
Panama Red 90′
Nepal Indica mâle utilisé dans le croisement Nepalma
Nepal Indica mâle

L’allèle Bd entre ensuite dans la lignée par un croisement entre une femelle Z7 et un mâle Nepalma type 1 de troisième génération. Le clone Z7 porte la version active de la CBDa synthase, ce qui donne la Nepalma CBD type 2, distribuée gratuitement avec les commandes USC, Cannabiogen et TSC.

Nepalma type 2 femelle grainée, fin de floraison
Nepalma type 2 femelle grainée, fin de floraison
Nepalma type 2 mâle, formation de pollen
Nepalma type 2 mâle, formation de pollen

Un croisement entre individus type 2 fait ensuite ségréger la descendance en type 1, type 2 et type 3. Les type 3 sont sélectionnés, puis consolidés sur plusieurs générations consanguines pour fixer la lignée.

Deux branches sont en cours sur cette base type 3 fixée : une lignée maintenue en type 3 pur, et une lignée backcrossée avec une femelle type 2 pour densifier le profil terpénique tout en restant sur le chémotype type 2/type 3. Les deux ont été testées négatives au HLVd, une étape nécessaire avant toute propagation de graines vers un plus large public. C’est une opération à ne pas sous-estimer, qui permet sur le court terme d’obtenir des plantes saines et, sur le long terme, de contribuer à éliminer le HLVd des cultures cannabiques. Le protocole complet est dans le guide HLVd.

Le choix encore ouvert porte sur la suite à donner à la génération type 3 actuelle : la proposer telle quelle, ou d’abord pousser le backcross sur la femelle type 2 pour densifier le profil terpénique avant fixation finale. En général, les lignées type 2/type 3 restent prioritaires, parce qu’elles offrent à la fois aux utilisateurs médicaux une lignée complète high CBD et aux cultivateurs type 3 une vraie alternative pour obtenir du matériel de breeding et de culture, à l’image de la Zamal CBD. Ça n’exclut pas de proposer en parallèle une lignée type 3 pure pour ceux qui ne veulent que du type 3. Cette génération est disponible en fleurs chez JGL-USC : voir la fiche Nepalma mix.

Nepalma type 3 femelle, génération actuelle
Nepalma type 3 femelle, génération actuelle
Clone Nepalma type 3 mâle
Clone Nepalma type 3 mâle
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Autres lignées en cours

Plusieurs projets tournent en parallèle sur les mêmes principes, avec des choix de stratégie différents selon la lignée.

« Santa Maria CBD », « East Coast Sour Diesel CBD » et « OG Kush CBD » sont chacune travaillées à la fois en backcross vers leur parent type 1 récurrent et en consanguinité type 1/type 2/type 3, ce qui permet de comparer les deux approches sur des bases génétiques différentes.

La Himalayan Skunk a été stabilisée en type 3, de même que la Mango Hazeling. La Hazeling existe en type 2 et en type 3, comme l’Afghan CBD (la génération vendue en graines est type 2). La Himalayan Skunk et la Mango Hazeling ne seront probablement pas proposées à la vente de graines.

Deux autres lignées partent de la Hazeling. Amnesia Core cut (type 1) × Hazeling (type 2) a ségrégé en type 1 et type 2 après test de chémotype, puis la descendance a été reprise en consanguinité : elle est actuellement en sélection type 3 après ségrégation. Un type 2 issu de ce croisement est aussi le parent de la Strawberry Silver Haze, Strawberry Doughnuts (type 3) × (Amnesia Core × Hazeling), qui donne du type 2 et du type 3 à parts égales. Même principe d’outcross que UK Cheese × (OG Kush Larry × Afghan CBD).

Quelques croisements devraient être disponibles prochainement en matériel R&D : SkunkJam × (Tom Hill Haze × Hazeling), Mango Hazeling × Nepalma, SkunkHaze × Nepalma, Mango Hazeling × (Tom Hill Haze × Hazeling), soit en type 2/type 3 soit en type 3 selon la souche.

D’autres lignées sont en cours en parallèle, et une section féminisée type 3 sera probablement mise en place, réservée à la vente B2B pour le milieu des cultivateurs CBD type 3, ce format étant celui demandé par la filière chanvrière. Pour le parcours qui a mené à ces lignées, voir 20 ans de breeding, de Underground Seeds à JGL-USC.

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Ce qui se perd et ce qui se garde

Fixer un type 3 propre ne se limite pas à suivre un ratio de ségrégation. Chaque génération de sélection, backcross ou consanguinité, resserre le fond génétique. La vigueur d’hybride retombe à mesure que l’homozygotie augmente, sur le locus B comme sur le reste du génome. Le profil terpénique peut dériver d’une génération à l’autre si la sélection ne porte que sur le chémotype cannabinoïde, sans regarder les autres traits.

Un type 3 fixé rapidement sur un seul critère de test n’est pas nécessairement un type 3 utile commercialement. La vigueur, la structure, le rendement et le profil terpénique se sélectionnent sur plusieurs générations en parallèle du chémotype, pas après coup. C’est ce qui explique pourquoi ce travail prend plusieurs années sur une lignée comme la Nepalma, et pourquoi certaines lignées restent volontairement en plusieurs branches parallèles, consanguine et backcross, plutôt que de converger vers une seule version figée.

Sources primaires citées

  • Weiblen et al., 2015, New Phytologist : identification du locus B et des allèles Bt/Bd.
  • van Bakel et al., 2011, Genome Biology : séquençage du génome de référence du cannabis.
  • Staginnus, Zörntlein et de Meijer, 2014, Journal of Forensic Sciences : stabilité du ratio cannabinoïde au locus B.

Pour aller plus loin

Sur le site : Nepalma : quinze ans, trois chémotypes, comment créer un type 2, l’histoire de la Zamal CBD et le breeding selon JGL, partie 2 (Soft Secrets 2017). En boutique : Afghan CBD (type 2, graines), Zamal CBD (type 2/type 3, graines), Nepalma mix (fleurs), Mango Hazeling et Hazeling.

La vibe.
JGL

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