Pourquoi un bon mâle vaut autant qu’une bonne mère ? Les graines féminisées ont conquis le marché, mais la science récente confirme ce que les vieux breeders savent depuis toujours : éliminer les mâles, c’est appauvrir le patrimoine génétique du cannabis. Voici pourquoi je continue à travailler en graines régulières chez JGL-USC.
On m’a souvent posé la question. Pourquoi tu ne fais pas de féminisées, c’est tellement plus simple à vendre. Pourquoi tu gardes des mâles, c’est de la place et du temps perdus. Pourquoi tu t’embêtes avec des graines régulières quand tout le marché s’est tourné vers le féminisé.
La réponse courte : parce que sans mâles, on perd la moitié du patrimoine génétique. Et la moitié qu’on perd, c’est celle qui porte les gènes responsables de la vigueur, de la résistance aux maladies, et du développement des trichomes.
La réponse longue, je vais essayer de la donner ici, en m’appuyant sur ce que vingt ans de breeding m’ont appris et sur ce que la recherche récente vient enfin de mesurer noir sur blanc.
Le mâle, ce mal-aimé du cannabis moderne
Dans le cannabis cultivé pour les fleurs, le mâle a mauvaise presse. Et pour cause : si un mâle pollinise une culture, les femelles vont dépenser leur énergie à produire des graines au lieu de produire des cannabinoïdes et des terpènes. La qualité des fleurs s’effondre, la valeur marchande aussi. Logique commerciale implacable.
C’est sur cette logique qu’a été bâtie l’industrie des graines féminisées, popularisée dans les années 1990. Le principe est connu : en pulvérisant du thiosulfate d’argent (STS) ou du nitrate d’argent sur une femelle, on bloque la voie de l’éthylène. La plante se met à produire des fleurs mâles, mais comme elle est génétiquement XX, son pollen ne contient que des chromosomes X. Une femelle pollinisée par ce pollen ne donnera que des graines femelles, à 100 %.
D’un point de vue agricole, c’est génial. Plus besoin de surveiller la culture, plus de mâles à arracher, plus de stress du grower qui se demande s’il n’a pas raté un pollinisateur dans le coin.
D’un point de vue génétique, c’est une autre histoire.
Ce que vingt ans de pratique m’avaient appris
Quand j’ai commencé à faire des croisements sérieux, à la fin des années 2000, je n’avais pas accès aux articles scientifiques récents sur le cannabis pour la bonne raison qu’ils n’existaient pas encore. La génomique du cannabis n’a vraiment décollé qu’à partir de 2018-2020. Mais j’avais une formation en horticulture, et j’avais lu beaucoup de livres universitaires sur le breeding végétal en général.
Les bases sont les mêmes pour toutes les plantes. Gregor Mendel et ses petits pois ont posé les lois de l’hérédité au XIXᵉ siècle. Reginald Punnett a donné aux généticiens leur outil de travail quotidien avec le tableau qui porte son nom, permettant de prédire les proportions de la descendance. Thomas Morgan a mis en évidence le rôle des chromosomes et la liaison génétique sur la drosophile au début du XXᵉ. Et Nikolaï Vavilov, ce botaniste russe extraordinaire, a parcouru le monde pour collecter et préserver les variétés locales — il est mort dans une prison stalinienne en défendant l’idée que la diversité génétique était un patrimoine inestimable.
Les principes de base de la génétique mendélienne, du travail consanguin, du backcross : ce sont les mêmes pour le cannabis que pour le blé, la tomate ou le rosier. C’est ce socle théorique, combiné aux observations de terrain et aux conseils des anciens, qui m’a servi de base.
Et tous me disaient la même chose : la sélection du mâle est aussi importante que la sélection de la femelle. Certains me diraient même qu’elle l’est plus. Parce qu’un mâle médiocre, même croisé avec la meilleure mère du monde, va donner une descendance médiocre. À l’inverse, un mâle exceptionnel peut tirer vers le haut une lignée femelle moyenne.
Le problème, c’est qu’évaluer un mâle est infiniment plus difficile qu’évaluer une femelle. Une femelle, tu la regardes fleurir, tu sens ses arômes, tu fumes ses têtes, tu mesures sa résine, tu jauges son effet. Un mâle, tu vois sa structure, sa vigueur, sa précocité, son nombre de fleurs mâles, et c’est à peu près tout. Le reste, ses gènes intéressants, tu ne les verras que sur sa descendance.
D’où la sélection patiente : il faut faire pousser plusieurs mâles d’une même lignée, en garder quelques-uns à titre conservatoire, croiser celui qu’on pressent comme le meilleur, juger la descendance, et seulement après valider ou non son choix. Avec souvent une ou deux générations d’écart entre le moment du choix et celui où on saisit vraiment la valeur du mâle qu’on a gardé.
C’est long, c’est exigeant, c’est ce qui sépare un vrai travail de breeding d’une opération commerciale rapide. Et c’est pour cette raison, je crois, que tant de breeders ont basculé vers le féminisé. Pas par méconnaissance, mais par contrainte économique. Garder des mâles, ça coûte en espace, en eau, en lumière, en temps. Et ça n’a pas de valeur marchande directe.
Ce que la science récente vient confirmer
L’histoire aurait pu en rester là : les vieux breeders disent une chose, l’industrie en fait une autre, chacun défend son camp. Sauf qu’en 2025, le séquençage de plus de 1000 génomes de cannabis a permis de poser des chiffres sur l’intuition.
Kevin McKernan, fondateur de Medicinal Genomics et l’un des pionniers de la génomique du cannabis, a analysé l’hétérozygotie de 90 génomes en distinguant deux choses : la diversité génétique globale, et la diversité du locus PAR. Le locus PAR, c’est la région pseudo-autosomique du chromosome Y. C’est la zone qui se recombine encore avec le chromosome X pendant la méiose mâle.
Le locus PAR du chromosome Y comprend 1 300 gènes, dont certains sont impliqués dans la floraison, le développement des trichomes, la réponse aux pathogènes, et la biosynthèse des gibbérellines. Tous ces gènes disparaissent quand on travaille uniquement avec des femelles XX.
Les chiffres sont sans appel. Les plants mâles présentent en moyenne une diversité génétique plus élevée que les femelles, et surtout, leur locus PAR contient une diversité génétique supérieure à celle qu’on retrouve dans le reste du génome. Cette diversité, qu’on appelle parfois la « réserve » du chromosome Y, joue un rôle protecteur contre ce que les généticiens appellent le cliquet de Muller : l’accumulation irréversible de mutations délétères sur les chromosomes qui ne se recombinent pas.
Quand on travaille uniquement en féminisées, on ne mélange jamais ce stock génétique. On le laisse de côté. Et après plusieurs générations, on se retrouve avec un patrimoine appauvri, plus uniforme, plus prévisible mais aussi plus fragile.
Trois mois plus tard, en janvier 2026, l’équipe de Melzer publiait dans New Phytologist l’identification du locus Monoecy1 sur le chromosome X et des trois gènes candidats qui contrôlent la détermination du sexe chez le cannabis (CsREM16, lncREM16, CsKAN4). Cette publication ne dit pas la même chose que McKernan, mais elle pointe dans la même direction : le chromosome sexuel n’est pas un appendice, c’est une zone clé du génome avec ses propres gènes régulateurs majeurs.
Le HLVd, ou pourquoi la fragilité a un prix
Le HLVd (Hop Latent Viroid) est un viroïde qui ravage les cultures de cannabis depuis quelques années. Le terme « viroïde » désigne un agent pathogène encore plus simple qu’un virus : juste un brin d’ARN circulaire, sans protéine de capside. Le HLVd ne tue pas la plante, mais il la rend chétive, déforme ses feuilles, fait chuter les rendements et altère gravement le profil cannabinoïde et terpénique.
Aux États-Unis, certaines études estiment qu’une majorité écrasante des cultures industrielles est contaminée. En Europe, le viroïde gagne du terrain, et la France n’est pas épargnée. C’est aujourd’hui l’une des plus grandes menaces pour la filière cannabis et chanvre. J’ai consacré un article complet au sujet, à lire si tu veux creuser la biologie du viroïde et les protocoles de prévention.
Or, McKernan a observé quelque chose d’intéressant dans ses données : la plante Gary Payton, célèbre cultivar, présentait une diversité PAR inférieure à celle de son génome global. Et cette plante était infectée par le HLVd. Elle l’a même transmis à des cicadelles.
Coïncidence ? Peut-être. Mais une recherche par termes GO a montré qu’environ 110 gènes du locus PAR sont liés à la réponse aux pathogènes. Quand on perd la diversité de cette zone, on perd potentiellement des allèles de résistance. Ce n’est pas une démonstration définitive, c’est une corrélation troublante.
Le clonage en série multigénérationnel — souvent utilisé pour préserver une élite femelle exceptionnelle — entraîne aussi un raccourcissement progressif des télomères et une dérive épigénétique. Combiné à l’usage exclusif de féminisées, ce double appauvrissement génétique pourrait expliquer une partie de la vulnérabilité actuelle au HLVd.
Pour le dire simplement : on a peut-être créé, en industrialisant le cannabis avec des féminisées et du clonage intensif, les conditions de notre propre vulnérabilité.
Gibbérellines, éthylène et hermaphrodisme : une boucle qu’on a sous-estimée
Il y a une donnée que j’ai gardée pour la fin de cette partie scientifique, parce qu’elle ferme la boucle de toute l’argumentation. Elle concerne un gène en particulier du locus PAR, et son nom va vous parler si vous avez déjà cultivé : il s’agit du gène ent-copalyl diphosphate synthase 1 (référencé LOC115703738 dans les bases génomiques).
Ce gène, situé sur la région du chromosome Y qui se recombine avec le X, code une enzyme qui catalyse la première étape irréversible de la biosynthèse des gibbérellines. Pour ceux qui ont fait un peu d’horticulture, les gibbérellines ne sont pas n’importe quelle famille hormonale. Ce sont des phytohormones majeures qui régulent la germination, l’élongation des tiges, la floraison, et — c’est là que ça nous intéresse — le développement des trichomes et l’expression du sexe.
Chez le cannabis, le sexe phénotypique est gouverné par l’équilibre entre deux familles de signaux hormonaux : l’éthylène (qui favorise l’expression femelle) et les gibbérellines (qui favorisent l’expression mâle). C’est précisément en bloquant la voie de l’éthylène que le STS (thiosulfate d’argent) force une femelle à produire des fleurs mâles : il déséquilibre la balance hormonale en faveur des gibbérellines.
Maintenant suivez bien le raisonnement. Si on travaille génération après génération uniquement avec des féminisées issues de STS, deux choses se passent simultanément.
D’abord, on perd progressivement les gènes Y du chromosome mâle. Parmi eux, ce fameux gène ent-copalyl diphosphate synthase 1, qui est précisément l’un des régulateurs de la biosynthèse des gibbérellines. Le locus PAR contient en tout une centaine de gènes liés à des fonctions de signalisation hormonale et de réponse aux pathogènes — pas un détail, donc.
Ensuite, on sélectionne involontairement, à chaque génération, des plantes dont l’équilibre hormonal éthylène/gibbérellines a été chimiquement perturbé par le STS appliqué à leur mère. Ces plantes héritent d’une expression sexuelle moins stable, plus sensible aux stress de culture.
Le résultat est observable sur le terrain depuis dix ans : l’hermaphrodisme spontané, ce qu’on appelle communément les bananes, est devenu un problème massif sur les lignées modernes 100 % féminisées. Un stress hydrique, un coup de chaud, une photopériode mal maîtrisée, et des fleurs mâles apparaissent au milieu des têtes. Une seule plante avec banane peut grainer toute une chambre.
Les vieux cuts de l’époque des graines régulières — la Northern Lights, la Skunk #1, la Haze authentique, mes propres lignées Underground — avaient infiniment moins de tendance à la monoecie. Ce n’était pas un hasard. Leur équilibre hormonal sexuel s’était construit naturellement, sur plusieurs générations de reproduction sexuée classique, avec mâles et femelles XY/XX.
Voilà pourquoi je dis que la dérive vers le tout-féminisé a un coût biologique réel, qui se paie aujourd’hui. Le HLVd dont je parlais plus haut, les « bananes » généralisées, la fragilité aux stress de culture : ces trois problèmes pourraient avoir une racine commune, l’érosion du patrimoine génétique du chromosome Y.
L’équipe de Toscani au John Innes Centre l’a confirmé en janvier 2026 dans New Phytologist : la stabilité sexuelle du cannabis dépend de l’interaction combinatoire de plusieurs gènes situés à la fois sur le chromosome X (locus Monoecy1 avec CsREM16, lncREM16, CsKAN4) et sur le chromosome Y (gènes de biosynthèse des phytohormones). En éliminant un côté de l’équation, on déstabilise tout le système.
Comment je sélectionne un mâle
Bon, assez de génétique théorique. Concrètement, comment je choisis un mâle dans mon travail ?
D’abord, je fais pousser un grand nombre de plantes de la lignée que je veux exploiter. Minimum 50 graines, idéalement plus. Sur ces 50, j’aurai en moyenne 20 à 25 mâles. C’est sur ces mâles que va porter la sélection.
Les critères de base que je regarde :
- La vigueur générale. Un mâle qui démarre lentement, qui peine à grandir, je l’écarte tout de suite. La vigueur est un caractère hautement héritable.
- La structure. Branches solides, espacement des nœuds harmonieux, port équilibré. Un mâle qui pousse en spaghetti donnera des descendantes qui poussent en spaghetti.
- La précocité. Je préfère les mâles qui fleurissent en même temps que les femelles de leur lignée, plutôt que ceux qui sont trop précoces ou trop tardifs.
- Le nombre de fleurs mâles. Une floraison abondante est signe de bonne santé reproductive.
- L’odeur. Eh oui, les mâles ont une odeur. Quand on frotte une tige ou une feuille, on perçoit un profil aromatique. Ce profil donne une indication, pas absolue mais utile, sur le potentiel aromatique de la descendance.
- La résistance. Je note ceux qui tiennent bon face aux stress de culture, ceux qui ne flanchent pas, qui ne stagnent pas après un coup de chaud ou de froid.
Sur ces critères, je garde généralement 2 ou 3 mâles que je pollinise séparément, sur des branches identifiées de la même femelle ou de plusieurs femelles sœurs. Et ensuite, le vrai test commence : la descendance.
Tu sèmes les graines de chaque croisement, tu fais pousser, tu observes. Le bon mâle est celui dont la descendance est la plus homogène, la plus vigoureuse, et qui exprime le mieux les caractères que tu cherchais. Parfois ce n’est pas celui que tu pensais. Parfois c’est même celui que tu allais jeter au compost.
D’où l’importance de garder plusieurs mâles en sauvegarde. Si on n’avait que le résultat de la descendance pour décider, on serait toujours en retard d’une génération.
Graines régulières ou féminisées : pas de dogme
Je veux être clair sur un point : je ne crois pas que les graines féminisées soient une mauvaise chose en soi. Pour un cultivateur qui veut produire des fleurs sans s’embêter à sexer ses plantes, c’est une solution pertinente. Pour un grow shop qui vend du matos à des amateurs, c’est plus simple à expliquer et à utiliser.
Le problème n’est pas l’outil. Le problème, c’est l’usage exclusif qu’on en fait à l’échelle de toute une industrie. Quand 95 % du marché travaille en féminisées et clonage, sans plus aucun mâle ni reproduction sexuée classique, on appauvrit un patrimoine génétique mondial qu’on a mis des siècles à construire.
Chez JGL-USC, je continue à travailler en graines régulières. C’est ce que faisait Underground Seeds Collective dans les années 2010, c’est resté un marqueur d’identité. Et avec la science récente qui valide ce choix, je n’ai pas envie de changer.
Cela ne veut pas dire que je n’utilise jamais la technique du STS. Je l’utilise, mais pour des projets précis et limités, jamais comme méthode de production de masse. Et toujours en parallèle d’un travail conservatoire sur des lignées régulières avec leurs mâles.
Le breeding, c’est aussi une question de responsabilité. On hérite d’un patrimoine que d’autres ont construit avant nous, et on est censé le transmettre à ceux qui viendront après. Si on laisse mourir les mâles, on transmet un patrimoine amputé.
Ce que je retiens
Si je devais résumer ce long développement en quelques phrases, ce serait celles-ci.
Un mâle médiocre peut anéantir un programme de breeding malgré une mère exceptionnelle. La sélection des mâles est aussi importante que celle des femelles, parfois plus. La science récente confirme ce que les anciens breeders savaient instinctivement : éliminer les mâles, c’est créer un goulot d’étranglement génétique qui appauvrit le patrimoine du cannabis et fragilise les cultures face aux pathogènes comme le HLVd.
Les graines féminisées sont un outil utile, mais ne doivent pas devenir le seul outil. Le travail en graines régulières, avec sélection sérieuse des mâles, reste le socle d’un breeding sain.
C’est plus long, c’est moins rentable à court terme, mais c’est ce qui maintient la diversité de l’espèce. Et la diversité, c’est la seule assurance qu’on ait contre les pathogènes de demain.
Voilà pourquoi, chez JGL-USC, le mâle continue d’avoir sa place.
— JGL
📚 Sources et références scientifiques
- McKernan, K. (Anandamide), Feminized cannabis seed and a Y-chromosome bottleneck, Substack, 14 mai 2025. Analyse de 2000 milliards de bases de séquences sur 90 génomes de cannabis.
- Toscani M., Malik A., Riera-Begue A., et al. (2026). Three closely linked X-chromosomal genes potentially control sex determination in Cannabis sativa. New Phytologist. DOI: 10.1111/nph.71185
- Hurgobin B., Tamiru-Oli M., Welling M.T., et al. (2021). Recent advances in Cannabis sativa genomics research. New Phytologist, 230(1): 73-89. DOI: 10.1111/nph.17140
- Balant M., Vitales D., Wang Z., et al. (2025). Integrating target capture with whole genome sequencing of recent and natural history collections to explain the phylogeography of wild-growing and cultivated cannabis. Plants, People, Planet, 7: 1771-1788.
- McKernan et al. (2020). Sequence and annotation of 42 cannabis genomes reveals extensive copy number variation in cannabinoid synthesis and pathogen resistance genes. bioRxiv.
- Riera-Begue A., Toscani M., Dowling C.A., Schilling S., Melzer R. (2025). A simple and reliable PCR-based method to differentiate between XX and XY sex genotypes in Cannabis sativa. Planta, 261.
Si cet article vous a intéressé, vous pourrez prolonger la lecture avec mon article sur le HLVd, qui détaille pourquoi cette dérive vers le tout-féminisé pose un problème sanitaire majeur aujourd’hui. Ou avec la première partie de mon article technique pour Soft Secrets en 2016 et sa suite parue en 2017, dans lesquels je détaille mes méthodes de croisement génération par génération.
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